04 juin 2016

Henri Gougaud...

"Contes de la folie d'aimer"

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Abou Bakh ( Dieu veille sur lui !) cheminait un matin avec quelques disciples. Le sage allait devant, assis sur son baudet. Les autres étaient à pied. Comme ils allaient ainsi, l'âne lâcha un pet. Bouleversement d'Abou Bakh. Il poussa un gémissement d'amant éperdu de bonheur, il se déchira la chemise, la face au ciel, riant, pleurant. 

- Seigneur, dit-il, comme je T'aime ! Comme Tu parles juste et clair dans ton infinie compassion !
Ses disciples se regardèrent, déconcertés, les sourcils hauts.
L'un d'eux osa lui demander :
- Maître, que vous arrive-t-il ? Un âne pète et Dieu vous vient ? L'air nous manque, expliquez-nous vite ! 
Il répondit :
- Mes chers enfants, comme nous allions sous la brise, l'âme en paix et le corps aussi, je pensais : «Je chevauche droit, bien au chaud, dans mon grand manteau, mes disciples sont là autour, trottinant au plus près de moi. Ils sont discrets, ils me respectent, ils se disputent le plaisir de tenir la bride de l'âne. Décidément, je suis quelqu'un. Je suis un cheikh considérable. Voilà comment, le jour venu, j'entrerai dans la haute gloire de la résurrection des saints ! ».

Comme je me disais cela, l'âne péta. Réponse brève à ma litanie d'âneries, mais d'une justesse si pure que l'extase m'en est venue.

Henri Gougaud : "Contes de la Folie d'Aimer".

Merci Geneviève Desbois

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02 juin 2016

Goethe...

"Commencez-le maintenant..."

 

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Jusqu'à ce qu'un être se soit engagé, il y a de l'hésitation, la possibilité de se retirer, toujours de l'inefficacité concernant tous les actes d'initiation et de création.
Il y a une vérité élémentaire dont l'ignorance tue les idées innombrables et les plans splendides: Au moment où un être s'engage définitivement la Providence bouge aussi.
Toutes sortes de choses arrivent pour aider qui, autrement, jamais ne se seraient produites. Tout un courant d'événements issu de cette décision s’élève en sa faveur sous la forme d'incidents fortuits, de rencontres, d'assistance suprasensible qu'aucun Homme n'aurait pu rêver de trouver sur sa route.
Quoi que vous puissiez faire ou rêver, commencez-le.
L'audace contient du génie, de la puissance, de la magie.
Commencez-le, maintenant.
Goethe

Merci Eve Lafitte

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19 mai 2016

Jean Klein

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Nous ne devons pas donner trop d’importance à la syntaxe, aux mots, mais l’homme communique de cette façon, c’est un problème de tous les jours. Faut-il nous taire ou trouver une autre manière de communiquer plus précise, dans laquelle on ne pourrait relever de sens divergents ?
En tout cas, dans l’enseignement qui vous est ici transmis, les mots sont seulement une image, écoutez-les sans les inter­préter, afin de sentir ce qui est derrière, ce qui passe par leur intermédiaire.
Laissez vivre la formulation sans intervenir, sinon, ce que l’on a entendu devient intellectuel, on cherche à s’en souvenir ; or, ces phrases sont déjà mortes, la mémoire est un cimetière."

Jean Klein

Merci Josy Hanne

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16 mai 2016

J. Krishnamurti

 

Je suis la Vie.

J

"Je n'ai pas de nom, je suis comme la fraîche brise des montagnes.
Je n'ai pas d'abri, je suis comme les eaux errantes.
Je n'ai pas, comme les sombres dieux, de sanctuaires.
Je ne suis pas dans les ombres profondes des temples.
Je n'ai pas de livres sacrés.
Je ne suis pas établi dans la tradition.

Je ne suis pas dans l'encens qui s'élève des autels, ni dans les pompes des liturgies.
Je ne suis ni sur l'image sculptée, ni dans le chant d'une voix mélodieuse.

Je ne suis pas encerclé par des théories, ni corrompu par des croyances.
Je ne suis pas tenu dans les chaînes des religions, ni dans la pieuse agonie de leurs prêtres.
Je ne suis pas pris dans le piège des philosophies, je ne suis pas tombé au pouvoir de leurs sectes.

Je ne suis ni en haut ni en bas, je suis l'adorateur et l'objet de son culte.

Je suis libre.
Mon chant est le chant du fleuve vagabond qui appelle les océans ouverts...

Je suis la Vie." 

J. Krishnamurti

via  Roxane Chapdelaine  

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05 mai 2016

Yolande Duran

Yolande Duran 

Interview - Proyecto LibreMente

Merci Angela Dupraz

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01 mai 2016

Boris Cyrulnik

"L'étoile du berger"

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"Un enfant blessé, mais résilient, connaît l'itinérance, comme les itinérants qui s'orientent vers un but, un rêve, une étoile du Berger qui donne la direction. Mais comme les vents leur sont contraires, ils doivent louvoyer, s'éloigner du but pour y revenir plus tard. La voie du détour est fréquente chez les résilients qui finissent quand même par retrouver leur chemin après de longs écarts et des méandres laborieux." Boris Cyrulnik 

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 Merci à Kim Paderewski et à Sylvie Petit-Fontaine.

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11 avril 2016

Albert Einstein

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Il y a des moments où l’on se sent libéré de ses propres limites et imperfections humaines.
Dans de tels instant on se voit là, dans un tout petit coin d’une petite planète, le regard fixé en émerveillement sur la beauté froide et pourtant profonde et émouvante de ce qui est éternel, de ce qui est insaisissable.
La vie et la mort se fondent ensemble et il n’y a pas d’évolution ni de destination, il n’y a que ÊTRE.
Albert Einstein.

Merci Paty Nowhere...

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01 avril 2016

Fernando Pessoa...

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« Il y a du sublime à gaspiller une vie qui pourrait être utile, à ne jamais réaliser une œuvre qui serait forcément belle, à abandonner à mi-chemin la route assurée du succès Pourquoi l’art est-il beau ? Parce qu’il est inutile.

Pourquoi la vie est-elle si laide ? Parce qu’elle est un tissu de buts, de desseins et d’intentions.

Tous ses chemins sont tracés pour aller d’un point à un autre. Je donnerais beaucoup pour un chemin conduisant d’un lieu d’où personne ne vient, vers un lieu où personne ne va…

La beauté des ruines ? Celle de ne plus servir à rien. »

Fernando Pessoa

Roxane Chapdelaine a partagé la photo de Littérature et Poésie.

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27 mars 2016

Christiane Singer

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Je suis Celle que rien n'arrête
Je suis Celle qui arrache aux morts leurs bandelettes

Je suis Celle qui entre en trombe par les fenêtres ouvertes
Arrache les rideaux, décroche les volets

Je suis Celle qui n'a peur de rien
Qui se lève et clame son indignation, 
sa colère devant les scandales du mépris

Je suis celle que même la mort n'a pu faire mettre à genoux et
Qui court en enjambant les ruines

Je n'ai jamais stagné
J'ai reçu la vie de tous ceux et de toutes celles que j'ai aimé et que j'aime
Ils marchent pieds nus dans mes rêves
Ils dorment à l'ombre de mes cils
Jamais où je suis ils ne sont pas

Je suis Celle que le monde sans cesse éblouit 
Jamais je n'ai laissé l'indifférence me gangrener
J'aime ouvrir les yeux des aveugles
Comme des âmes ailées m'ont ouvert les miens
Et je porte le flambeau de la mémoire des hommes et des femmes dont je suis le témoin vivant.

Christiane Singer 
Extraits d’un texte cité par Léonard Appel in « Montre-toi vivant », Editions Le Passeur, 2014

Merci Jean Lavoué

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17 mars 2016

Qui est Charles Coutarel ?

" Qui est Charles Coutarel? "

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Bonne question ! Toujours la même. La réponse se doit d'être aussi la même: personne! Ou une simple figure de langage... Une identité passagère, un personnage de théâtre, rien de réel ni de fiable. Par contre, ce que je suis en dehors du personnage et de ses rôles d'emprunt peut avoir un intérêt, l'intérêt de la reliance à soi et de la redécouverte de l'Identité véritable. Le caractère est insignifiant. Oublions le. Cherchons ce qui est vrai ou réel en dessous, creusons l'impossible "sujet"!

C'est finalement la seule et bonne question: "qui ou que sommes-nous vraiment?".... Pour découvrir cela il suffit d'un moment de retournement réel et conséquent de l'attention de notre conscience sur elle-même et de prendre le temps de vraiment voir et d'explorer ce qui est là. C'est un travail d'évidence, de dépouillement de nos oripeaux et d'un rien de patience et d'attention ouverte pour réaliser ce qui se cache en dessous. Simplement notre attention consciente, c'est tout ce dont nous avons besoin. Cela suffit.

Comme il suffit de se raconter des histoires sur soi-même et de jouer nos rôles! Assez. Arrêtons de prétendre un moment... Que sommes-nous sans nos histoires??? Soyons simplement honnêtes un instant, ce n'est pas trop nous demander et nous sommes les premiers concernés et intéressés! Et si rien de palpable ni de tangible ne se dégageait de cette aventure au moins nous n'aurons plus besoin d'y penser! En soi c'est déjà une libération! Rien que pour ça, ça vaut le coup!

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Soyons donc égoïstes un moment, oublions le monde dit certifié, ses clameurs et rumeurs. Enfonçons-nous dans l'instant présent sans autre forme de procès. C'est une investigation directe. Ramenons toute notre attention ici, en nous, sur ce qui en nous est la source de toutes perceptions. En soi. Pas le corps, pas les pensées, pas les émotions, pas les mémoires ni les savoirs ni nos dites connaissances... Que sommes-nous vraiment en nous-même maintenant?...

Gardons juste notre attention ouverte, innocente en nous, en ce coeur de perception et de conscience... Que se passe-t-il ici? Maintenant. En cet instant. De quoi sommes-nous conscients ici en dehors des perceptions internes ou externes? Qu'est-ce qui est vraiment ici comme nous-même??? Maintenant, sans chercher ni aller plus loin. L'évidence ici. L'évidence de l'Etre-ici.

Sans aucun doute nous sommes, nous sommes ici, nous sommes conscients, et nous sommes conscient de notre êtreté consciente ici. Prenons le temps de goûter cet être-ici pour lui même, sans aucun de nos attributs habituels et automatiques... Comment cet être-ici se ressent-il en lui-même? Est-ce détendu? Est-ce libre? Est-ce ouvert? C'est conscient bien sûr! Faisons-nous le moindre effort pour ça? Est-ce naturel?...

Prenons le temps, maintenant, ne cherchons pas plus loin, n'attendons rien. Osons simplement être ici et savourer cela. Y a-t-il le moindre inconvénient à être ici?... Est-ce tranquille? Peut-on dire paisible?... Trouvons-nous une limite à cela?... Regardons si nous pouvons trouver un endroit où notre être-conscience est limité.... Où cela s'arrête-t-il? Cela s'arrête-t-il?.... Restons dans cette exploration, dans cette attention ouverte....

Nous sommes toujours conscient des perceptions périphériques changeantes, mais est-ce que cela en nous qui est conscient de ces perceptions change avec elles ?... Cela bouge-t-il? Peut-on dire que les perceptions sont perçues, elles vont et viennent, mais que cela qui perçoit, notre être-conscience, demeure?... Juste notre expérience directe, pas de référence d'évaluation à nos acquis de savoir. Notre réelle connaissance directe ici et maintenant de la situation, notre autorité propre.

Qui ou que sommes-nous maintenant? Cela en soi a-t-il une valeur?... Nous manque-t-il quelque chose maintenant?... Voyons par nous-même, ne croyons rien en dehors de l'expérience directe. Nous manque-t-il quelque chose?... De toute évidence non, il ne nous manque rien. Nous sommes, nous sommes conscient et cela n'est pas désagréable... Devons-nous faire quelque chose pour cela?... Est-ce en soi une valeur suffisante?...

Est-ce reposant?... Se re-poser en soi est le véritable repos. Voulons-nous plus? N'avons-nous déjà pas tout ici? Est-ce que quelque chose d'extérieur nous donnerait un plus durable? Pouvoirs, sentiments, relations, acquisitions, expériences, tout change, rien de certain, rien de fiable. Où voulons-nous investir notre attention? Sur le changeable ou sur ce qui demeure? Où se trouve le véritable intérêt, l'amour et la paix véritable?...

Que voulons-nous offrir et partager?... Que voulons-nous vraiment?...

Si nous voulons ce qui est ici, tout est déjà donné. Par donné. Si nous voulons des trophées, des accomplissements, des explications, des justifications, des récompenses, nous allons devoir combattre et nous débattre, nous épuiser en luttes vaines et résistances stériles pour des gains provisoires et des pertes relatives... Toutes nos si chères conditions, aliénations et dépendances...

Qu'avons-nous donc de si important à faire que nous n'avons pas le temps d'être simplement nous-même?...
Honnêtement, sincèrement, que voulons-nous vraiment, vraiment?...
C'est libre.
________ Et c'est même notre liberté à tous!"
"Ayam". 
http://satsangeurope.free.fr/satsangfra…/pfr.interview04.htm

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