Une astrologie poétique...

18 avril 2017

Charles Coutarel...

Rendez vous le 20 mai à 16h

chez Eka Yoga Toulouse pour un petit partage...

 

satoji

L'évidence d'être... l'attention consciente...

Je ne partage ou témoigne que de ça...
c'est juste pratique et applicable
tout de suite ici maintenant.
C'est sensible, non mental.

Sans rien renier de mon parcours, 
ni de son éventuelle utilité, 
tout le reste n'est qu'habillage...
et trop souvent même babillage...

La présence ici, consciente d'elle même...
l'être ici... c'est tout... c'est Tout. 
avec un brin d'amour...
et de joyeuse tendresse...

 

http://charlescoutarel.org   https://www.facebook.com/ekayogafr/

Eka Yoga et Cyril Escondeur nous accueillent au 32 rue du Général Jean Compans.

Ensuite petite séance dédicace pour le livre... "Eveil ou la Vie ne meurt pas" avec Aluna et Jean-Pierre Chometon

Posté par caruana charles à 10:25 - Commentaires [0] - Permalien [#]


15 avril 2017

Jean Klein

2017-04-15_104118

Tout le problème de la mort est basé sur l'hypothèse que nous sommes nés et que ce quelque chose ou cette personne qui est née finit par mourir. Aussi, la première étape est de se poser la question :

Qui ou qu'est-ce qui naît puis meurt ?

L'idée de naître n'est rien de plus qu'une idée. C'est une information de seconde main rapportée par notre mère. Si nous nous demandons : « Est-ce que je sais si JE suis né ? » et que nous examinons cette question de plus près, nous voyons, en effet, qu'une perception est née et meurt, mais nous ne pouvons pas affirmer : « JE suis né ».

Dans toute exploration authentique, il est vital de se libérer des informations de seconde main, du sens commun. Si nous commençons par interroger les questions, nous découvrons que nous sommes amenés à questionner le questionneur. C'est le début de l'investigation de soi.

Lorsque nous abandonnons l'information de seconde main, nous nous trouvons face à face avec les faits tels qu'ils sont : les percepts plutôt que les concepts. Lorsque nous laissons de côté les rêveries, les hypothèses et les vérités établies, nous nous trouvons au coeur du problème : pourquoi parler de la mort avant même de savoir ce qu'est la vie ? En effet, si nous ignorons ce qu'est la vie, comment pouvons-nous même commencer à parler de la mort ? Alors parlons d'abord de la vie.

Les manifestations de la vie apparaissent et disparaissent dans notre Conscience. Nous savons ce qu'est le temps, l'espace, une expérience. Comment pourrions-nous le savoir si nous ne connaissions également, en quelque sorte, ce qui est en dehors du temps, de l'espace, et de l'expérience ? Pouvons-nous connaître le blanc sans faire référence au noir ? Connaissons-nous les ténèbres sans nous référer à la lumière ? Nous connaissons l'impermanence parce que d'une certaine manière nous « connaissons » la permanence. Cette permanence n'est pas une expérience dans le temps et dans l'espace. Ce n'est pas une condition. Elle n'appartient pas à l'existence car l'existence se situe dans le temps et dans l'espace. Essentiellement ce n'est rien, et pourtant d'une certaine manière nous nous référons très sou-vent à cette vacuité. C'est l'arrière-plan à partir duquel nous fonctionnons. Cela n'a rien à voir avec la succession, le passé et l'avenir. Cela est sans cause et ne peut Âcre né. Lorsque nous découvrons cet arrière-plan, le problème de la mort perd toute sa signification. Lorsque cette conscience éternelle à partir de laquelle nous fonctionnons inconsciemment, devient consciente — en d'autres tenues, consciente d'el-le-même — nous connaissons alors que ce que nous sommes est au-delà du temps et de l'espace. Nous connaissons la vie, et il ne nous vient pas à l'esprit de penser même à la mort parce que nous vivons consciemment dans cet arrière-plan éternel, dans l'instant présent, et la succession d'événements n'est qu'une expression de cet instant.

La véritable question est alors : comment puis-je parvenir à connaître la vie pour que la mort n'ait plus de sens ? Je dirai qu'on ne peut jamais connaître, de façon objective, ce qu'est la vie. On ne peut qu'être la vie, être ce qui connaît. Cette connaissance est une aperception instantanée, libre de l'espace et du temps, dans laquelle il n'y a ni connaissant ni connu. C'est l'éveil de la vie dans sa plénitude. Cet éveil est notre réelle naissance. La naissance phénoménale n'est qu'un accident et le demeure aussi long-temps que notre nature réelle, notre nais-sance réelle est inexplorée. Dès notre éveil à la vie, nous devenons profondément conscients de ne pas Âcre un objet conceptuel. Le réflexe de s'objectifier ne se manifeste plus. C'est un état d'ouverture profonde où il n'y a que la vie, « Âcreté », une totale absence d'Etre quoi que ce soit. C'est intemporel, sans dimension, et ne peut être objectifié, c'est-à-dire expérimenté. Ce n'est pas né, et ce qui n'est pas né ne peut pas mourir. Dans ce non-état originel, l'idée de la mort ne se présente même pas.

La peur de mourir provient de notre identification au corps/mental. Cette erreur n'est qu'une pensée. La peur de mourir provient donc en réa-lité de la capacité de penser. En l'absence de pensée, il n'y a ni espace ni temps. L'espace, le temps, aller, venir, le passé, l'avenir n'existent que dans la pensée. Ils n'ont aucune réalité auto-nome. Toute la peur créée par la société et les religions autour de ce que l'on nomme la mort n'est qu'une fabrication de l'esprit. Seul un être-objet peut avoir peur, mais Vous n'êtes pas objectivable.

Mourir, sur le plan biologique, ne crée pas la peur. La peur est logée dans le mental, non dans le corps. La peur de mourir n'est qu'une anticipation à l'idée que « vous » allez disparaître. Cette idée d'une disparition finale détruit toute sécurité pour l'image de soi. Mais ce « vous », ce « moi », cette image de soi est aussi une construction mentale bâtie par la mémoire. L'instinct puissant de ce qu'on appelle à tort la préservation de soi (le terme montre combien nous sommes identifiés au corps/mental) n'est qu'un instinct de survie biologique. La vie est sans désir, mais le corps/mental est une expression de la vie, donc nous pourrions dire que le désir de rester en vie provient de la vie-même. En tant qu'expression de la vie, le corps accomplit la course inhérente à sa nature.

La signification réelle de la mort et du fait de mourir est complément différente de ce qu'on entend généralement par ces mots. Lorsqu'on connaît le continuum qu'est la vie, toutes les perceptions (dont notre corps fait partie) sont ressenties comme apparaissant et disparaissant dans la Conscience. Cette apparition et disparition est la véritable signification de la naissance et de la mort. Nous naissons chaque fois qu'une pensée ou une sensation apparaît, et nous mourons chaque fois que le concept ou le percept disparaît. Nous mourons chaque soir avant de nous endormir et nous naissons chaque matin. Nous devons donc nous accoutumer à cette mort, à ce lâcher-prise du monde objectif. Nous devrions nous demander, au plus profond de nous-même : « Qu'y a-t-il avant l'apparition de la pensée ? Qu'y a-t-il lorsqu'elle disparaît ? Qu'y, a-t-il avant l'endormissement du corps et avant son réveil ? » Lorsque nous observons avec attention, nous découvrons non pas l'absence que nous escomptions, mais une Présence, une Présence qui ne peut cependant s'objectifier. Elle est trop proche, au plus près de nous.

Si nous savons réellement comment nous endormir, nous saurons comment mourir, nous serons déjà familiarisés avec le fait de mourir, avec la dissolution de ce qui est né. Pour ce faire, nous devons, avant de nous endormir, mettre de côté toutes qualifications. Nous devons devenir aussi nus sur le plan psychologique que nous le sommes sur le plan physique. Cela signifie qu'avant de dormir nous devons mettre de côté toutes les opinions, toutes les pensées, tous les soucis, toutes les idées. C'est une offrande de tout ce que nous ne sommes pas. Le lâcher-prise est toujours une expansion du mental et du corps et dans cette expansion se trouve le pressentiment de la réalité, notre globalité. Ceci devrait Âcre fait chaque fois que nous dormons jusqu'à ce que nous découvrions que, avant l'éveil du corps le matin, nous sommes : la Présence est déjà là.

Il est préférable de ne pas ajourner ce lâcher-prise de l'entité personnelle et de toutes ses qualifications jusqu'au moment de la mort. Autrement, il est nécessaire que quelqu'un qui connaît la vie assiste au lâcher-prise final. C'est le rôle supposé du pretre dans les rites ultimes. La fonction du pretre, du shaman, du lama ou autre, est de nous aider à traverser sciemment le seuil qui sépare le monde objectif du monde sans objet. Son rôle est d'aider celui qui meurt à oublier tous les résidus de la personne pour s'ouvrir ainsi à une nouvelle dimension de la Vie. C'est une offrande qu'on rend à la vie de toutes les expressions qu'elle nous avait temporairement offertes. Ce qui demeure alors est la Conscience originelle. Mais quiconque aide à ce passage doit être qualifié, sa personnalité doit Âcre absente. Pour aider quelqu'un à mourir, on doit mourir avec cette personne. Dès cet ins-tant, elle est stimulée par votre mort qui est un abandon de toutes qualifications. La présence éternelle, l'amour, a le pouvoir de libérer celui qui meurt des résidus de son identification avec le monde phénoménal. Il n'y a aucune place dans cette assistance pour des sentiments de tristesse, de pitié, de peur, et il n'y a pas de place non plus pour la parole. Tout ceci ne ferait que maintenir celui qui meurt dans la préhension du monde objectif.

La manière idéale de mourir est dans le silence. Mais lorsqu'on est plongé dans les rites d'une tradition religieuse, ceux-ci peuvent aider, en l'absence d'un pretre qualifié ou d'un ami véritable, au lâcher-prise d'attachements spécifiques. Mais les rites doivent être impersonnels, ne pas donner prise à la personne, comme par exemple certains sons qui nous attirent au-delà du monde du sentiment et de l'émotivité.

La façon de parvenir à ce lâcher-prise est, comme je l'ai dit plus haut, semblable à celle qui précède le sommeil. Tout ce qui apparaît dans l'instant est vu comme un fait. On prend note du fait sans l'analyser ou intervenir, et l'on ressent l'ouverture dans ce constat inconditionnel. Lorsque nous faisons face, de cette manière, à tout ce qui apparaît, alors l'ouverture, l'attention dans laquelle la perception fut la bienvenue, se re-présente à nous. Nous nous trouvons dans la lumière. Ceci est un abandon naturel, sans intention. Ainsi, que nous soyions en train de mourir (et nous le devons certes !) ou d'aider quelqu'un à mourir, il s'agit de la même procédure. Nous nous tenons sciemment dans la Conscience.

Il est crucial de Connaître la mort alors que nous sommes encore en vie. La qualité de la vie est totalement différente pour celui qui Connaît le lâcher-prise dans l'état de veille. C'est là le sens réel du mot mort. C'est là la signification réelle du mot sacrifice. Comme le dit Maître Eckhart : « Dieu Est lorsque je ne suis pas. » Nous naissons seulement après la mort de tout ce qui est personnel. Lorsque nous sommes éveillés dans la vacuité, nous pouvons seule-ment parler de plénitude.

Mais il existe une raison supplémentaire de ne pas reporter la mort véritable au dernier moment. Il y a un réel danger à rester prisonnier des expressions de la vie et, au moment de mourir, à mettre l'accent sur l'objet, de sorte qu'on est entraîné passivement vers l'au-delà. Passivement signifie ici « non-sciemment ».

On peut se poser la question suivante : « S'il n'y a pas de vie après la mort, qu'importe la façon dont je meurs ? » Il y a une différence. Il n'y a pas de vie après la mort parce qu'il n'y a pas de mort. Il n'y a que la Vie. La Conscience n'est pas affectée par la naissance ou la mort. Il n'y a pas d'instant sans conscience, donc, après la mort du corps, la Conscience est toujours là. Mais, dans la vie, l'on peut être éveillé ou non dans la Conscience. Pour la plupart d'entre nous, après la mort, être la Conscience est un phénomène passif. Il faut être sciemment la Conscience, la Conscience consciente d'elle-même et ceci ne peut se produire qu'avant la mort du corps. Puisqu'en général nous ne nous connaissons qu'en tant qu'objet, peu nombreux seront ceux qui, après la mort, se dissoudront dans la Conscience consciente d'elle-même. La Conscience consciente d'elle-même est comblée et ne recherche plus d'autre expression. Les résidus du corps se dispersent dans l'énergie globale, et de même la conscience se dissout dans sa propre lumière. Personne ne va nulle part et il n'y a nulle part où aller. Toutes les idées au sujet des différents états et étapes de la dissolution de l'énergie n'ont donc pas de sens pour celui qui est Éveillé, mais sont un obstacle pour celui qui est engagé dans le processus du lâcher-prise de toutes les qualifications et de tous les attachements. De tels concepts sèment la confusion. Ce sont des constructions de l'es-prit, puisqu'il n'y a plus personne pour savoir de telles choses. Tant que ces idées existent, il y a encore quelqu'un qui sait. Et tant qu'il y a quel-qu'un qui sait, il n'y a pas eu de mort réelle.

Chez la personne encore fixée dans le mon-de objectif, identifiée à la personnalité, à ses enfants, son épouse, son argent, sa vocation, etc., il est possible que l'énergie ait du mal à se dissoudre. Elle demeure concentrée. C'est pour-quoi il existe des rites d'ordres divers aidant à dissoudre l'énergie et facilitant l'abandon de toute prise sur le monde phénoménal. Et c'est pourquoi, Parfois, bien que le corps ne soit plus visible, des résidus de la personnalité peuvent subsister. On devrait accepter ceux-ci et consacrer plusieurs séances à se vider systématique-ment de toutes les idées, souvenirs et sentiments liés à la personne défunte. C'est un processus d'élimination. On s'aperçoit alors que la relation contient bien plus que ce dont on se souvenait ; la mémoire appartient à notre mental mais ne limite pas la vraie relation.

Il est indispensable de poser le problème de la souffrance physique liée à la mort : on se demande naturellement comment parvenir à un réel lâcher-prise en face d'une douleur aiguë. La première chose à clarifier est que la douleur doit être vue comme un objet parmi d'autres, dans la perspective que, fondamentalement, nous ne sommes pas un objet et ne pouvons pas avoir peur ou ressentir la douleur. Nous devons donc être absolument clairs au sujet de notre profon-de non-implication dans les événements qui entourent la sensation nommée par nous dou-leur ou maladie. Nous ne pouvons pas dire : « J'ai peur, j'ai mal, je suis en train de mourir », parce que le « » n'a pas changé et ne change pas. C'est le corps qui éprouve la sensation et c'est le mental qui crée la peur. Une fois que l'on voit clairement ce que l'on n'est pas — le corps et les sensations, le mental et ses pensées, la souffrance est réduite de manière considérable. Alors on peut faire face directe-ment à la sensation, à la maladie, sans interfé-rence psychologique.

La douleur, comme tout objet, pointe vers notre vraie nature. Elle doit Âcre vue de façon objective, en face de nous, comme si le corps appartenait à quelqu'un d'autre. En l'objecti-fiant, nous en sommes extirpés, nous ne sommes plus noyés dans la maladie, la sensation. Et, dans l'espace psychologique ainsi créé, il y aura un aperçu de la véritable liberté à l'égard de ce fardeau. Il ne suffit pas de vague-ment constater cette brève sensation de détache-ment. Nous devons nous intéresser vraiment à cette sensation de liberté, c'est-à-dire en faire à son tour un objet d'attention, se nourrir et vivre dans cette libre sensation. Avec elle vient la conviction que l'on n'est ni le corps sain, ni le corps malade.

La maladie et la mort présentent l'opportunité par excellence de rectifier l'erreur fondamentale de notre existence : celle d'identifier la Connaissance, la Conscience, la vie avec son objet ; et c'est à partir de cette méprise que tous conflits, toutes souffrances surgissent. La maladie est alors un don, un don pour réaliser plus rapidement ce que nous ne sommes pas. Elle nous offre une opportunité que nous ne pouvons pas refuser : celle d'être ce que nous sommes, Le fait de vivre dans notre globalité stimule notre environnement, notre famille et nos amis. Je dirais qu'il stimule la vie en eux. Sciemment, ou non, ils partagent la vie avec nous et, au moment de la mort, aucun de nous ne se sentira isolé. Cette sensation de vie demeurera et continuera de les stimuler car la vie est éternelle et en elle nous sommes tous dans l'Un.

Mais en général la famille et les amis n'ont pas une relation honnete avec le mourant. Ils continuent, en quelque sorte, à s'accrocher, à tenter de sauver la personne. Ils ne la laissent pas rencontrer la lumière. Ceci parce que la relation au sein de la famille est d'objet à objet, de personne à personne. Il vaut donc mieux que la famille ne soit pas présente au moment de la mort si elle ne peut pas accomplir les rites ultimes, faire fonction de prêtre, c'est-à-dire mourir avec la personne.
Il est important que le mourant offre consciemment les expressions de la vie de manière consciente. Cependant, en certaines circonstances, la clarté peut être obscurcie par l'usage de médicaments. Au moment même du relâchement final, la nature se prend habituelle-ment en charge et la douleur n'assombrit pas la conscience, mais même dans ce cas, le médecin porte une lourde responsabilité. Il doit représenter la santé, la vie, et, comme le prêtre, préparer son patient au relâchement final. Le médecin doit également mourir avec son patient. Il a besoin de tout son talent pour l'aider d'abord à se distancier de son identification à l'objet, et ensuite évaluer précisément la quantité de médicament nécessaire pour réaliser cette distancia-tion. Le patient doit conserver une conscience profonde de ce qui se passe.

Prolonger artificiellement la vie, ou mettre fin prématurément à sa vie est un profond manque de respect pour tout ce que la vie nous a donné. C'est un manque de gratitude, une pro-fonde ignorance. La vie nous donne l'opportunité de naître réellement, et toute interférence est un refus de cette opportunité. Lorsqu'on s'éveille dans le vrai « JE », le destin de tout ce que nous ne sommes pas perd toute sa signification. La douleur, un accident, la mort font partie du film, mais nous sommes la lumière qui illumine le film. Donc, penser au destin du corps et tenter de s'interposer est une marque d'égocentrisme et un manque d'amour. Seul l'ego peut avoir des concepts et des intentions, et aussi longtemps que nous vivons en tant qu'ego contracté nous aurons une fausse vision de la vie.

Ce que nous appelons généralement « ma vie » n'appartient qu'au mental et semble donc avoir lieu dans la durée. L'illusion de la vie comme durée nous donne l'impression que nous pouvons intervenir. Cette vue erronée est par-fois corrigée avant la mort lorsque nous avons le souvenir panoramique de notre vie entière. Ceci a lieu grâce à un soudain relâchement de l'emprise du mental, de la canalisation de l'être dans une stricte succession du temps et de l'es-pace. Par ce soudain relâchement nous sommes éjectés dans l'éternité et chaque fait nous appairait sans les qualifications habituelles de toutes les pensées interférentes. Ce panorama est vu généralement en temps de crise, lors d'un relâchement dramatique... Dans une mort naturelle, on se dissout doucement dans l'Etre.

La mort réelle est donc la mort de la vie conceptuelle. La vie est présence, toujours, ici et maintenant, dans l'instant même. En l'absence de la « personne », il y a seulement la vie, l'action non-volitive. Vivre dans la non-volition, c'est vivre dans la joie. C'est seulement dans la vie non-intentionnelle qu'il y a acceptation, et c'est seulement dans l'acceptation, dans l'ouverture, que tous les éléments d'une situation peu-vent être vus clairement. Lorsque nous vivons dans l'acceptation, la maladie n'a pas de prise, de substance, et nous avons alors de grandes chances de guérir. Tous les changement subis par le corps sont hypothétiques et transitoires, mais il n'y a rien d'hypothétique à ce que nous sommes réellement, c'est-à-dire la Conscience. Elle est antérieure au corps, antérieure à la pensée ; Elle existe entre deux concepts ou percepts. Elle est Connaissance silencieuse, sans nom, sans attribut. Elle est le total abandon de toutes les qualifications, libre de toutes les identifications. C'est la Présence éternelle que nous prenons pour une absence. Lorsqu'on vit sciemment dans cette Présence, il n'y a pas de mort. Alors quand vous voyez le moment de partir, et que vous avez compris la manière de partir, je dirai même, appris la technique de l'abandon, c'est extrêmement beau. Mourir est alors remercier, le remerciement d'avoir eu l'opportunité de Connaître la Vie, d'Âcre dans la Connaissance, d'être le Remerciement même. Dans le Grand Oubli de ce que nous ne sommes pas, la mort est la libération totale dans l'Ouverture, l'Ouverture à la Lumière.
Jean Klein

Traduit de l'anglais par Agnès Lowy & 3e millénaire - Source : 3e Millenaire N°17

Merci Roxane chapdelaine

Posté par caruana charles à 10:52 - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags :

13 avril 2017

Khalil Gibran...

2017-04-13_191801

Vos enfants ne sont pas vos enfants. Ils sont les fils et les filles de l'appel de la Vie à elle-même. Ils viennent à travers vous, mais non de vous. Et bien qu'ils soient avec vous, ils ne vous appartiennent pas. Vous pouvez leur donner votre amour mais non point vos pensées. Car ils ont leurs propres pensées.

Vous pouvez accueillir leurs corps mais pas leurs âmes, car leurs âmes habitent la maison de demain, que vous ne pouvez visiter, pas même dans vos rêves. Vous pouvez vous efforcer d'être comme eux, mais ne tentez pas de les faire comme vous. Car la vie ne va pas en arrière, ni ne s'attarde avec hier.

Vous êtes les arcs par qui vos enfants comme des flèches vivantes sont projetés. L'archer voit le but sur le chemin de l'infini et il vous tend de sa puissance pour que ses flèches puissent voler vite et loin. Que votre tension par la main de l'archer soit pour la joie ; car de même qu'il aime la flèche qui vole il aime l'arc qui est stable.
"le Prophète" Khalil GIBRAN

Merci Angela Dupraz

Posté par caruana charles à 19:21 - Commentaires [0] - Permalien [#]

30 mars 2017

Pierre Rabhi...

2017-03-30_213335

Il nous faudra sans doute, pour changer jusqu'au tréfonds de nos consciences, laisser nos arrogances et apprendre avec simplicité les gestes qui nous relient aux évidences ...
Retrouver un peu du sentiment de ces êtres premiers, pour qui la création, les créatures et la terre étaient avant tout sacrées ....
Pierre Rabhi

Merci Gisèle Bonnot

Posté par caruana charles à 21:36 - Commentaires [0] - Permalien [#]

27 mars 2017

Nadège Amar...

2017-03-27_102324

Séjour avec Nadège Amar
à Caraman (31) du 25 au 28 mai 2017

Méditations guidées et sessions de questions-réponses

*

Nadège Amar a accompagné son mari Yvan, enseignant spirituel, disciple de Chandra Swami, pendant plus de vingt ans. Son propre cheminement s'est effectué dans le sillage de celui d'Yvan, répondant à la même évidence du Divin. Sa première rencontre avec Chandra Swami a été tout aussi déterminante qu'elle l'avait été, quelques années auparavant, pour son mari et c'est à sa demande qu'elle accepte à présent de témoigner de son parcours, d'animer des sessions de questions-réponses et de méditation avec les chercheurs spirituels qui lui en font la demande. Inspirée par sa propre expérience, par l'enseignement de Chandra Swami comme par celui que transmettait Yvan, Nadège Amar partage son cheminement avec authenticité, animée par le désir de faire saisir que la spiritualité, loin de couper de la vie quotidienne, est au contraire la façon de l'habiter pleinement.


Auteur de «Mourir les yeux ouverts» avec Marie de Hennezel, Ed. Pocket 2007, et de «Cheminer avec la méditation», Ed. du Relié, 2008.
Site Internet :Nadège Amar

*

Au programme :
3 méditations par jour, 2 sessions de questions-réponses(satsang), une marche silencieuse, un temps de silence-repos après le déjeuner et le partage des taches quotidiennes comme la préparation des repas(seva).
Informations pratiques et réservations :
Lieu: Ce séjour se déroulera à la Joncasse-haute à Caraman, près de Toulouse, du jeudi 25 mai à 15h au dimanche 28 mai après le déjeuner.
Il est possible de venir à la journée ou de loger sur place pour toute la durée du séjour.
Hébergement en chambre de 2, nombre de places limitées.
Il est demandé en tous les cas de s'inscrire avant le 15 avril pour une meilleure organisation.
Auprès de Marie-Claude Gasc: 05 61 80 31 25 ou: 06 81 74 27 11
ou par mail: contact@joncasse-haute.fr
Participation financière :
Une boite sera à disposition pour votre donation pour Nadège.
Pour les frais du lieu : A la journée: 10€ + 10€/ repas
Pour les 4 jours: 90€ pour l'hébergement + 60€ pour l'ensemble des repas
(Que l'argent ne soit pas un problème, il est sûrement possible de s'arranger) 

Posté par caruana charles à 10:42 - Commentaires [0] - Permalien [#]


23 mars 2017

Wei Wu Wei...

2017-03-23_113445

Il n’y a rien à chercher quand c’est trouvé
Il n’y a nulle part où aller quand c’est ici,
Il n’y a rien à faire quand c’est fait,
Il n’y a rien à regarder quand c’est vu,
Il n’y a rien à être quand nous SOMMES.
Qu’y a-t-il à trouver quand « trouver » est le « cherchant » ?
Où peut-on aller quand « aller » est l’ « allant » ?
Qu’y a-t-il à faire quand « faire » est l’ « agissant »
À voir quand « voir » est le « regardant »,
À être quand « être » est l’« étant » ?
Quoi donc ?
Quand il n’y a point d’acteur pour « agir »,
Aucun « moi » pour jouer « Je »,
Le spectacle est terminé.
À qui puis-je être présent, de qui puis-je être absent ?

Wei Wu Wei

Merci Roxane Chapelaine

Posté par caruana charles à 15:56 - Commentaires [0] - Permalien [#]

20 février 2017

Christian Bobin...

"L'amour n'est pas un sentiment.

téléchargement (2)

Tous nos sentiments sont imaginaires,

et si profonds soient-ils,
nous n'y rencontrons que nous-même...
c'est-à-dire personne.

L'amour n'est rien de sentimental,
l'amour est la substance épurée du réel ,
son atome le plus dur.

L'amour est le réel désencombré
de nos attentes imaginaires"... 
Christian Bobin.

 

51bmO-E+WPL

 

Merci Charles Coutarel

Posté par caruana charles à 10:34 - Commentaires [0] - Permalien [#]

12 février 2017

Ananda Rudra Mahasagara...

 "Vous savez déjà tout"

La recherche spirituelle n'est que le dernier acte d'une pièce qui consiste à faire comme si vous n'étiez pas ce que vous êtes, comme si vous ne saviez pas ce que vous savez : comme si vous n'étiez pas la sagesse des mondes.

Vous savez déjà tout.
Vous êtes le savoir silencieux qui respire, le savoir silencieux de la peau, le savoir silencieux du corps et des plantes et des étoiles. Comme la fleur sait pousser et le soleil brûler, comme l'oiseau sait migrer : nous savons. Nous faisons seulement semblant de croire, un instant, que nous ne savons pas, semblant de croire que la sagesse est intellectuelle.

Vous savez déjà tout.
Et tout enseignement n'est que l'écho de votre propre voix, ces mots qui sont là devant vos yeux : sont-ils autre chose que votre vision ? Le plus grand des grands maîtres que vous pourrez fantasmer, sera-t-il autre chose que votre expérience qui se révèle à elle-même ?

On a l'habitude de séparer le gourou intérieur du gourou extérieur. Mais le monde est vous, le monde est en vous, il n'est de gourou qu'intérieur... et il n'y a personne à enseigner.

Vous êtes le silence du monde, matière première, intelligence créatrice, impensable qui danse.
L'infini où tout naît, tout meurt.
Tout est vous.
Tout est infini.
Regardez.
Regardez."

Ananda Rudra Mahasagara 

https://www.facebook.com/SpiritualiteSauvage/?fref=ts

Merci Charles Coutarel

Posté par caruana charles à 11:02 - Commentaires [0] - Permalien [#]

31 janvier 2017

Eric Baret...

téléchargement (1)

Dès l'instant où vous demandez la moindre chose, il y a amertume, déception, regrets, hésitation, agitation, conflit.

Cela se transpose à tous les niveaux ; tant que j'attends la moindre chose, je vais être déçu. Tant que j'exige, que je demande, j'aurai problème, conflit, je vais vouloir, je vais être constamment vaincu.

Jusqu'au moment où je me rends compte que c'est le contraire, que c'est moi qui dois donner...
Éric Baret

Merci Roxane Chapdelaine 

Posté par caruana charles à 09:46 - Commentaires [0] - Permalien [#]

Jeff Foster...

téléchargement

LA JOIE DE LA TRISTESSE

Ta tristesse ne te dit pas : "S'il te plaît, répare-moi, guéris-moi ou libère-moi". Elle ne dit pas : "S'il te plaît, débarrasse-toi de moi, ne me sens plus, prétends que je ne suis pas ici". Elle ne dit certainement pas : "S'il te plaît, éveille-toi pour que je puisse mourir ".
La tristesse ne vient pas pour te punir ou pour te révéler quel "raté spirituel '' tu es. 
La tristesse n'est pas signe que tu es sous-développé ou bien loin de la guérison, de l'éveil, de l'illumination, même de la paix. 
La présence de la tristesse n'indique pas que tu as fait quelque chose de mal.
La tristesse murmure seulement : "Puis-je entrer? Je suis fatiguée, j'ai grand besoin de me reposer".
Et tu réponds : "Mais tristesse, je ne sais pas comment de faire entrer !"
Et la tristesse répond : "Tout va bien. Tu n'as pas besoin de savoir. Je suis déjà là."

Et alors nous nous inclinons devant la tristesse, 
nous reconnaissons comment elle a déjà été autorisée à entrer, comme il y a suffisamment de place en nous pour la tristesse, 
que nous ne sommes pas 'celui qui est triste', celui contenu dans la tristesse, mais l'espace pour la tristesse, sa demeure, son salut, son étreinte aimante; pas en tant que but, mais en tant que notre nature - conscience elle-même, déjà libre.

Ne cherche pas à te guérir de la tristesse; laisse la tristesse te guérir. Laisse-la te montrer le chemin, si tu l'as oublié. 
Laisse-la te révéler les mystères de l'amour. 
Laisse-la te faire te souvenir de ton coeur vaste, 
de ton refus à te dissocier d'aucune part que ce soit de ton ancien moi, ce plus grand Bonheur dans lequel tu dansais dans ta jeunesse.

Ta douleur, ton chagrin, tes doutes, tes aspirations,
tes pensées craintives : ce ne sont pas des fautes,
et ils ne demandent pas à être 'guéris'. Ils demandent à être tenus.
Ici, maintenant, légèrement, dans les bras aimants et salvateurs de la conscience présente...

JEFF

Merci Milko Angelo Mestdagh

Posté par caruana charles à 09:27 - Commentaires [0] - Permalien [#]