Une astrologie poétique...

09 novembre 2019

Christian Bobin

"J'écris pour trouver ce que je pense"

"Il est possible que nous soyons, chacun de nous, psychiquement, spirituellement, comme des terrains toujours en danger d'inondation : inondations de mots, de traumas, inondation de savoirs inutiles, d'images aveuglantes et que c'est dans la rareté ou dans le peu, que l'immense à la chance de revenir, de resurgir."

"Ce qui compte, à mon avis, c'est d'essayer d'être vivant, et pour être vivant, il faut parler et pour parler vraiment, il faut amener le silence dans sa parole, et amener le secret de sa vie dans cette parole sans le dévoiler, le faire juste vibrer. Il faut faire vibrer la peau de tambour d'un secret qu'on a dans le coeur, sans le dire, parce que ça serait l'anéantir et s’anéantir soi-même : le faire juste vibrer, c'est ce que j'appelle "risquer".

"Le refus est peut-être la somme des conventions et des obéissances à laquelle nous répondons depuis le berceau ou presque. Aujourd’hui on vante beaucoup les exploits du corps physique, les aventures de marins ou d’alpinistes. Mais, la plus grande aventure est peut-être de s’oublier soi-même, de négliger cette somme d’interdits qui est en nous et d’aller vers l’autre. Je crois que c’est ça la plus grande aventure. Le plus bel exploit humain, c’est de susciter la naissance d’un vrai sourire sur les lèvres de quelqu’un qui vous fait face : ce sourire c’est le portail qui s’ouvre."

https://www.franceculture.fr/…/par-les-temp…/christian-bobin.

Merci l'envol du phénix.

 

 

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30 octobre 2019

Carl Gustav Jung...

"Enfant, je me sentais solitaire, et je le suis encore aujourd’hui, car je sais et dois mentionner des choses que les autres, à ce qu’il semble, ne connaissent pas ou ne veulent pas connaître. La solitude ne naît point de ce que l’on n’est pas entouré d’êtres, mais bien plus de ce que l’on ne peut leur communiquer les choses qui vous paraissent importantes, ou de ce que l’on trouve valables des pensées qui semblent improbables aux autres.

Ma solitude commença avec l’expérience vécue de mes rêves précoces et atteignit son apogée à l’époque où je me confrontais avec l’inconscient. Quand un homme en sait plus long que les autres, il devient solitaire. Mais la solitude n’est pas nécessairement en opposition à la communauté, car nul ne ressent plus profondément la communauté que le solitaire ; et la communauté ne fleurit que là où chacun se rappelle sa nature et ne s’identifie pas aux autres.

Il est important que nous ayons un secret, et l’intuition de quelque chose d’inconnaissable. Ce mystère emplit la vie d’une nuance d’impersonnel, d’un "numinosum". Qui n’a pas fait l’expérience de cela a manqué quelque chose d’important. L’homme doit sentir qu’il vit dans un monde qui, à un certain point de vue, est mystérieux, qu’il s’y passe des choses, dont on peut faire l’expérience – bien qu’elles demeurent inexplicables, et non seulement des choses qui se déroulent dans les limites de l’attendu.

L’inattendu et l’inhabituel font partie de ce monde. Ce n’est qu’alors que la vie est entière. Pour moi, le monde, dès le début, était infiniment grand et insaisissable."

Carl Gustav Jung ( Ma vie ) Souvenirs, rêves et pensées

Merci Gisèle Bonnot

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12 octobre 2019

M.-A. Descamps...

Le corps-pèlerinage

« Le pèlerinage au corps est le projet du yoga : il commence par la découverte de sa base qui le relie à la terre et lui donne l’équilibre, puis celle de l’axe du corps, du mont Méru de l’arbre de vie de la colonne vertébrale, puis arrive à trouver son centre, qui est celui du labyrinthe, cet ancien parcours sacré de pèlerinage.

Le sacrifice védique du feu le yogi le célèbre en son corps par les respirations rythmées en découvrant ce qu’est ce souffle qui respire pour lui. Puis va venir le processus de l’alchimie intérieure par la purification des éléments.

Comme le temple a sa crypte, le corps a ses cavernes avec la plus importante, celle du cœur, où réside le Principe de l’immensité. Dans le corps sont les canaux qui correspondent aux trois rivières sacrées. Les trois, unis, forment le serpent du Caducée, car de même que le monde repose sur le serpent cosmique Ananda, mais déployé dans sa manifestation, le corps humain tire son énergie d’un serpent, mais endormi, qui repose enroulé, d’où son nom, la Kundalini.

Faire du yoga c’est rassembler le corps épars des dieux, réveiller celui de la Déesse, faire de la géographie sacrée. Alors il est possible de dire à l’Etre cosmique : « Mon corps est devenu toi, car tu m’as pénétré tout entier. »

M.-A. Descamps, Pèlerinage à la source de vie

Merci Julie Lauro

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Charles Juliet

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La marche, à mon sens, est génératrice de pensée...
Tout mon travail est né de ce besoin de devenir celui que j'étais mais que je ne connaissais pas...
Le chemin c'est celui qu'on parcourt tout au long de sa vie... mais c'est aussi le chemin intérieur...
En fait on n'a pas à se construire, on a simplement à se découvrir...
Simplement désencombrer, désenfouir ce qui se trouve caché...
La spiritualité c'est un travail incessant sur soi-même pour détrôner l'égo et tenter de s'ouvrir de manière toujours plus large à la vie, aux autres, à soi-même...
Se rendre toujours plus humain, toujours moins enfermé en soi...
Il y a lieu d'éliminer beaucoup de choses qui ont été déversées en nous pendant l'enfance et l'adolescence...
Il s'agit de déjouer tous les mensonges, toutes impasses dans lesquelles on peut s'enfermer...
L'écriture est indissociable de ce travail que j'ai eu à faire sur moi-même...
C'est un oeil qui regarde en lui-même...
Tant que ce travail n'a pas été fait, on ne peut pas parler d'une liberté de pensée...
La marche peut être un des moments de ce travail qui se poursuit de manière continue...
J'écris beaucoup dans ma tête en marchant parce que ce rythme de la marche favorise la pensée...
Ca se fait de soi-même : je suis à l'écoute de cette voix qui parle en nous...
La plupart de mes poèmes m'ont été dictés : je les entends... et parfois ils surgissent tout écrits, comme si moi je n'avais pas eu à intervenir...
Je ne visualise rien. J'entends. Je suis attentif à ce rythme à cette poussée obscure qui demande à venir au jour...
Cette voix, elle parle en chacun de nous, elle est silencieuse, mais parfois elle parle si fort que c'est comme si je l'entendais prononcée à côté de moi...
On se trouve forcément très seul... Ce travail ne peut se faire que dans la solitude...
Et cette solitude elle fait peur, elle n'est pas facile à vivre...
Mais une connaissance vous est donnée par votre expérience de l'être qui, après, ne peut plus vous échapper...
C'est une base solide qui est là...
Quand les mystiques disent Dieu c'est un mot très commode pour essayer de désigner une expérience au plus intime de l'être...
Si Dieu est en nous, il ne faut pas supposer qu'il existe ailleurs. Tout le travail est à faire là...
Il faut revenir à soi et travailler sur soi-même...
Il m'a fallu beaucoup de temps pour comprendre ce travail qui se poursuivait en moi et qui relevait d'une nécessité vitale...

Charles Juliet
Propos saisis au fil d'une conférence par Yves Le Truédic

Merci Jean Lavoué

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05 juillet 2019

Gandhi...

" Qu’entre ce que je suis et ce qui sort de ma bouche, il n’y ait pas l’espace d’un cheveu.

Qu’entre ce que je vis et ce que j’enseigne, il n’y ait pas de décalage.

Qu’entre ce que je montre de ma vie et ce que je cultive loin des regards, il n’y ait pas de différence."

Gandhi

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Joseph Campbell...

Le fil d'Ariane

Le labyrinthe est parfaitement connu ; il nous suffit de suivre le fil sur les pas du héros.

Et là où nous pensions trouver un monstre, nous trouverons un dieu ;

là où nous pensions tuer l'autre, c'est notre propre ego que nous sacrifierons ;

là où nous pensions cheminer vers un monde extérieur, nous atteindrons le centre de notre propre existence;

là où nous pensions être seuls, nous serons avec le monde tout entier.


Joseph Campbell

Merci Gisèle Bonnot.

 

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01 juillet 2019

Mathieu Ricard

"Avant de vouloir prendre soin d'autrui, il faut d'abord
être capable de s'aimer soi-même.

L'amour de soi
ne s'appuie pas sur un sentiment de dette personnelle
dont nous serions redevables envers nous-mêmes,
mais simplement sur le fait que, par nature, nous
aspirons tous à être heureux et à ne pas souffrir.

Ce n'est qu'après avoir accepté cette bienveillance à
l'égard de soi qu'il est possible de l'étendre à tous
les autres. "

- Mathieu Ricard. -

Merci Marc Thomas.

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05 avril 2019

Eckhart Tolle...

La plupart des gens confondent le Présent avec ce qui s'y passe, mais ce n'est pas le cas.

Le Présent est plus profond que ce qui s'y déroule : c'est l'espace dans lequel cela se déroule.
Ne confondez donc pas le contenu de cet instant avec le Présent.
Le Présent est plus profond que tout ce qu'il renferme.

Eckhart Tolle

Merci Jean-Pierre Fasani

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26 mars 2019

Annick De Souzenelle...

"le symbolisme du corps humain"

"Les mythes sont là, notre patrimoine sacré est immense, mais nous ne savons pas le déchiffrer, nous n'avons jamais vraiment vécu son langage, ou plus exactement nous avons rabaissé son langage au niveau de notre vécu banal au lieu de nous laisser porter par lui aux nouveaux plans de conscience auxquels il nous invite. Ce faisant, le ressentant infantile, nous l'avons éliminé de nos matériaux scientifiques.

Et nous en sommes au point où, la science s'imposant à nous comme seul juste et sécurisant cadre de référence, nous avons éliminé le langage du mythe du coeur même de notre vie.
Dénutris, assoiffés, ou bien nous courons vers les pays encore capables de nous donner cette nourriture, ce langage, ou bien nous restons inanimés aux pieds de nos propres richesses, incapables de les reconnaître, offerts à toutes les maladies mentales qui ne sont que rachitisme spirituel.
Jung peut jeter son cri d'alarme ! Il est, me semble t-il, de la plus grande urgence de redonner au conte, à la légende, au mythe, au rituel, leur place dans notre vie et de les laisser nous informer. C'est là le chemin de la Connaissance."

Annick De Souzenelle 

Merci Gisèle Bonnot...

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