Une astrologie poétique...

20 mars 2021

Mooji...

« Ce n'est pas la personne, mais la Conscience, qui s'éveille de ce désordre.
Et quand elle s'éveille, elle réalise que ce désordre est Divin. »
« La personnalité n'est qu'un costume porté, temporairement, par la Conscience.
Il y a un espace en vous qui ne peut être touché ou manipulé par le mental.
Il ne croit pas en votre mental.
C'est l'espace de l'Être. »
Mooji
Merci Cyril Pad.

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21 janvier 2021

Tony Parsons...

"L’esprit adore l‘idée d’une illumination qui serait une sorte de lieu distant, virtuellement inatteignable, un espace parfait de félicité permanente, libre de toute souffrance et empli d’omniscience, d’omniprésence, d’omnipotence et de toute une ribambelle d’autres « omnis » très importants, affairés au calcul des tenants et aboutissants et déterminés à sauver le monde.
Et bien sûr, comme toute cette gloire et cette distinction doit être conquise de haute lutte, il semble naturel qu’elle soit assortie d’une interminable errance dans les affres de « l’obscure nuit de l’âme », d’innombrables karmas passés, du péché originel, de la pensée juste, de l’action juste et de la préparation aux bardos.
« Un conte narré par un sot, plein de bruit et de fureur, mais n’ayant aucun sens. »
Pourtant, Être, simplement et naturellement Etre, est une constante tellement ordinaire et empreinte de tant de douceur.
Quand cela est vu, c’est.
Quand cela passe inaperçu, c’est.
Être ne nécessite aucun effort et ne requiert aucun critère.
Intemporel, il n’est pas de voie à épuiser, pas de dettes à payer. C’est déjà totalement su.
Quand ceci est entendu et que la confusion se dissipe, quand la tension pour s’emparer de l’ultime se relâche et que la vibrante énergie d’être « la vie même se déployant » devient apparente, quelque chose d’autre émerge, de façon très naturelle, bien sûr, car il s’agit de tout ce qui déjà est."
Tony Parsons
Merci Cyril Pad

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16 janvier 2021

Maurice Zundel...

"Nous avons besoin, assurément, un besoin physique, biologique, de présence humaine, mais il est très rare que ce besoin de présence aille jusqu’à l’intimité, jusqu’au mystère de la personne, jusqu’à son secret éternel qui ne peut se faire jour que dans des conditions privilégiées.
Et toutes les relations humaines, la plupart du temps, sont tissées de banalités et s’accomplissent dans le conventionnel. Chacun, gardant son quant-à-soi, cache la privauté de son âme, avoue à peine ses convictions véritables, en sorte qu’on a affaire, finalement, à une humanité passe-partout qui n’a d’autre enracinement dans l’univers que ses besoins physiques.
Il y a des moments privilégiés où, tout de même, la rencontre humaine se fait, où le visage de l’autre apparaît sans masque, dans son authenticité, ce qui est très rare, parce que, justement, pour qu’un homme puisse révéler son vrai visage, il faut qu’il atteigne au niveau de l’existence le plus profond, là où sa vie s’enracine dans l’éternel. 
Et quand sommes-nous à ce niveau le plus profond où notre vie s’enracine dans l’éternel et où nous sommes sûrs d’atteindre à la réalité de l’être humain ?
Eh bien, c’est quand nous sommes complètement libres de nous-mêmes.
Nous devenons une présence quand tout est situé à l’intérieur de notre pensée et de notre amour comme en sa source, c’est-à-dire quand nous sommes devenus nous-mêmes une offrande, un don, un présent."
Maurice Zundel
Merci Angela Dupraz

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26 décembre 2020

Suryâme Véronique...

Incarner une parole qui s'improvise
Incarner un chant qui se donne
Incarner ce qui ne peut se dire
mais qui se glisse entre les mots ...
Incarner une vibration particulière
qui ne provient pas d'un moi mais du Mystère.
Mystère de qui je suis avant le Temps,
âme issue du silence, baignant dans le silence,
émergeant du silence pour replonger dans le silence ...
Incarner une soif qui n'est pas de ce monde
Incarner un trésor que chacun possède au fond de son coeur
jusqu'à se laisser dépossédé par ce trésor même
pour se retrouver et vivre à chaque instant
dans un coeur dépouillé, nu et sans appui,
un coeur simple et anéanti ...

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22 novembre 2020

Farid Al-Din Attâr...

Ce matin, le mot "Simorgh" a résonné en moi.
Je suis allée voir Qui il était : Le mythe d’un oiseau ressemblant au phénix, symbole de l'âme renaissant de ses cendres, se réincarnant à partir de la matière renouvelée, se retrouve dans de nombreuses mythologies de par le monde, et spécialement dans cette légende persane, reflet des enseignements sacrés irriguant cycliquement le monde, sans exclusive de race, lieu ou culture.
Exhortés par la huppe, messagère d'amour, tous les oiseaux du monde, connus et inconnus, décidèrent de partir à la recherche de l'oiseau-roi Simorgh, symbole de Dieu dans la tradition mystique persane.
Après un voyage plein de dangers, et après avoir parcouru les sept vallées du monde, les trente survivants connurent l'ultime révélation : le Simorgh était leur propre essence, jusqu'alors enfouie au plus profond d'eux mêmes.
Les oiseaux rejoignent finalement la demeure du Simorgh et le cheminement se termine dans la paix.
La conférence des oiseaux est une oeuvre majeure de la littérature persane écrite par Farid Al-Din Attâr, poète sufi du douzième siècle.
"Quand Simorgh enlevant son voile,
révéla son visage, tel l’éclatant soleil
Elle jeta sur la terre des ombres par milliers
Et des oiseaux parurent, sans nombre, à chaque souffle
Celui qui sait de qui il est l’ombre portée
Se trouve libéré, qu’il vive ou bien qu’il meure
Si tu n’a pas les yeux pour voir Simorgh
C’est que ton cœur n’est pas poli comme un miroir
Ce miroir, c’est le cœur, regarde dans ton cœur !
Peut-être y verras-tu enfin briller sa face"
❤ à ❤
Merci à Suryâme Véronique

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09 novembre 2020

Rabindranath Tagore...

"C'est à l'artiste de proclamer sa foi dans le Oui éternel, de dire:"Je crois en un idéal qui plane sur toute la terre, qui la pénètre toute entière... en un idéal de Paradis qui n'est pas le produit de l'imagination, mais l'ultime réalité où toutes choses résident et se meuvent.
Je crois que cette vision du paradis s'aperçoit dans la lumière du soleil, dans la verdure de la terre, dans la beauté de la figure humaine, dans l'illumination de la vie humaine, et même dans des objets en apparence insignifiants et sans attraits. Partout sur cette terre, l'esprit du Paradis veille et fait entendre sa voix.
Il atteint notre oreille intérieure sans que nous le sachions, il donne le ton à notre harpe de vie, dont la musique envoie notre aspiration au-delà du fini, non seulement en prières et en espérances, mais en temples qui sont des flammes de pierre, en peintures qui sont des rêves immortalisés, en danse qui est méditation extatique au centre immobile du mouvement."
Rabindranath Tagore.
Extrait de "Le sens de l'art".
Merci Marie Seguy

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01 novembre 2020

Gilles Vigneault...

L'APRÈS SE PRÉPARE MAINTENANT

"Je ne me considère pas comme un oracle ou quelqu’un de sage.
Enfin, sage : peut-être la semaine prochaine !
Mais je suis une personne à risque, j’ai 91 ans, c’est la seule chose qui me donne le droit de parler…
Ce que je fais aujourd’hui ? Eh bien, le Bouddha a dit : “Fais ce que tu fais d’habitude, en ayant beaucoup d’empathie.” Bouddha, j'en ai une statue dans mon jardin. Des fois, je vais la voir... Et je lui pose des questions. C’est drôle, elle me répond ! Elle me dit : “Pense à l’autre.” Elle me dit : “Tu es dans l’impermanence.” Je pense que c’est ce que la pandémie nous a laissé de plus précieux : nous ne serons plus les mêmes, comme nous n’avons plus été les mêmes après la bombe atomique. Aujourd’hui, il faut des réflexions qui ne soient pas toujours conduites par les taux d’intérêt et l'argent. Des fois, je me dis : “Est-ce que nous méritons la Terre ?”
Si je m’ennuie ? Je ne m’ennuie jamais ! L’expression “je m’ennuie” a une curieuse signification pour moi, c’est pronominal, ça rebondit sur le pronom : je suis celui qui ennuie moi ! Quand tu fais face à ça, tu te dis : “Je vais attendre que les autres m’ennuient, et là je vais me plaindre !” Je ne m’ennuie jamais. Je rêve beaucoup. Il m’arrive de parler. Mais il m’arrive beaucoup, beaucoup plus de me taire ! C’est simplement un exercice de préparation pour plus tard, c’est du rodage…
Ça ne sert à rien de se confiner à écouter la peur… La peur ! On la connaît, la peur. Elle arrive, laide comme un pou, on lui dit qu’elle est laide, elle retourne se maquiller et revient belle comme une déesse des variétés : faut jamais se laisser abuser par la peur !
C’est bien de prier ! Mais on ne peut pas se confier qu’aux prières. Quand on se confie aux prières, on donne le job à quelqu’un d’autre. Mais quand on se confie à soi-même, là on est à l’ouvrage !
On apprend qui nous sommes dans cette pandémie, on apprend que nous sommes tous devenus responsables de nous, et du voisin. C’est extraordinaire. Ça ne nous est jamais arrivé avant. C’est un moment de réflexion, de réalisation de ce qu’est la planète, de ce qu’on est… C’est la première fois dans l’histoire de la Terre habitée qu’on a une photographie instantanée de nous-mêmes. Et chacun de nous peut faire un selfie : c’est un immense miroir qui nous dit qui nous sommes et ce que nous faisons sur cette Terre. Qui nous dit d’où nous venons. Qui nous demande : “Êtes-vous digne de cette planète ?” Et on ne sait pas trop quoi répondre. C’est la première fois qu’on a une photographie qui nous renvoie notre image : est-ce qu’on continue comme ça ? Oui, il faut penser à l’autre, l’autre juste à côté… L’autre qu’on a un peu oublié…
Réfléchir, c’est fléchir le genou de nouveau, s’apercevoir qu’on s’est trompé. Réfléchir, c’est s’arrêter… Il y aura un après, il en est sûr. Mais l’après se prépare maintenant.
Alors le Bouddha m’a dit ce matin : “Que fais-tu aujourd’hui ?” J’ai répondu : “Du sirop !” Il m’a dit : “Continue et donnes-en à tout le monde…”"
Gilles Vigneault, poète-acériculteur québécois

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23 octobre 2020

Osho

« Les qualités d’une personne mûre sont très étranges.
Tout d’abord, elle n’est pas une personne.
Elle n’est plus un moi.
Elle a une présence, mais elle n’est pas une personne.
Deuxièmement, elle ressemble davantage à un enfant – simple et innocente. C’est pourquoi je dis que les qualités d’une personne mûre sont très étranges, car le mot » maturité » donne l’idée d’avoir de l’expérience, d’être âgé, vieux.
Physiquement, il se peut que la personne soit vieille, mais spirituellement, c’est un enfant innocent.
Sa maturité n’est pas qu’une expérience acquise à travers la vie. Dans ce cas, elle ne serait pas un enfant, dans ce cas, elle ne serait pas une présence ; elle serait une personne qui a de l’expérience qui a des connaissances, mais qui n’est pas mûre.
La maturité n’a rien à voir avec les expériences de la vie. Elle a à voir avec votre voyage intérieur, avec votre expérience de ce qui est intérieur.
Plus on entre profondément en soi, plus on est mûr. Lorsqu’on a atteint le centre même de son être, on est parfaitement mûr.
Mais à ce moment-là, la personne disparaît, seule la présence demeure ; le moi disparaît, seul le silence demeure ; le savoir disparaît, seule l’innocence demeure.
Pour moi, la maturité est un autre nom pour la réalisation.
Vous êtes arrivé à l’accomplissement de votre potentiel.
Il s’est actualisé. La graine a fait un long voyage et s’est épanouie.
La maturité a un parfum.
Elle donne une immense beauté à l’individu.
Elle donne de l’intelligence, l’intelligence la plus affinée qui soit.
La personne mûre ne devient rien d’autre qu’amour.
Son action est amour, son inaction est amour, sa vie est amour,
sa mort est amour.
Elle est simplement une fleur de l’amour.
L’Occident a des définitions de la maturité qui sont tout à fait infantiles. En Occident, par maturité on entend que vous n’êtes plus innocent, que vous avez mûri à travers les expériences de la vie, qu’on ne peut plus vous tromper facilement, qu’on ne peut plus vous exploiter ; que vous avez en vous quelque chose comme un roc solide – une protection, une sécurité. Cette définition est très ordinaire, très terre-à-terre.
Oui, dans le monde vous trouverez ce type de personnes mûres.
Mais ma façon de voir la maturité est totalement différente, diamétralement opposée à cette définition.
La maturité ne fera pas de vous un roc ; elle vous rendra si vulnérable, si doux, si simple. »
Osho
Merci Jean-Pierre Fasani 

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11 octobre 2020

Christiane Singer...

" Les gens pensent que l'intimité c'est le sexe.
Mais l'intimité concerne la Vérité.
Lorsque vous réalisez que vous pouvez dire votre Vérité à quelqu'un, lorsque vous pouvez vous montrer à lui/elle tel(le) que vous êtes réellement, et que sa réponse est : "Tu es en sécurité avec moi", c'est cela l'intimité."
Christiane Singer

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07 octobre 2020

Paul Baudiquey...

"Accepter d'être aimé... accepter de s'aimer... la grâce est de s'oublier...

Encore faut-il avoir appris ce que tomber veut dire, comme tombe une pierre dans la nuit de l'eau.

Ce que veut dire "craquer" comme un arbre s'éclate aux feux ardents du gel, sous l'éclair bleu de la cognée.

Que peuvent savoir de la miséricorde des matins ceux dont les nuits ne furent jamais de tempêtes et d'angoisse.

Pour retentir à ces atteintes, il faut avoir vécu et - vivre encore - en haute mer, menacé sans doute, naufragé peut-être, mais à la crête des certitudes royales.

L"amour peut faire son oeuvre, nous féconder, nous rajeunir, nous re-joindre...

Du fond de toute détresse émerge un vrai visage.

Et l'icône est plus fine, plus précieuse, plus belle, quand l'homme qui l'a peinte est passé par l'enfer.... Les vrais regards d'amour sont ceux qui nous espèrent."

Merci Isabelle

 

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