Une astrologie poétique...

20 février 2017

Christian Bobin...

"L'amour n'est pas un sentiment.

téléchargement (2)

Tous nos sentiments sont imaginaires,

et si profonds soient-ils,
nous n'y rencontrons que nous-même...
c'est-à-dire personne.

L'amour n'est rien de sentimental,
l'amour est la substance épurée du réel ,
son atome le plus dur.

L'amour est le réel désencombré
de nos attentes imaginaires"... 
Christian Bobin.

 

51bmO-E+WPL

 

Merci Charles Coutarel

Posté par caruana charles à 10:34 - Commentaires [0] - Permalien [#]


12 février 2017

Ananda Rudra Mahasagara...

 "Vous savez déjà tout"

La recherche spirituelle n'est que le dernier acte d'une pièce qui consiste à faire comme si vous n'étiez pas ce que vous êtes, comme si vous ne saviez pas ce que vous savez : comme si vous n'étiez pas la sagesse des mondes.

Vous savez déjà tout.
Vous êtes le savoir silencieux qui respire, le savoir silencieux de la peau, le savoir silencieux du corps et des plantes et des étoiles. Comme la fleur sait pousser et le soleil brûler, comme l'oiseau sait migrer : nous savons. Nous faisons seulement semblant de croire, un instant, que nous ne savons pas, semblant de croire que la sagesse est intellectuelle.

Vous savez déjà tout.
Et tout enseignement n'est que l'écho de votre propre voix, ces mots qui sont là devant vos yeux : sont-ils autre chose que votre vision ? Le plus grand des grands maîtres que vous pourrez fantasmer, sera-t-il autre chose que votre expérience qui se révèle à elle-même ?

On a l'habitude de séparer le gourou intérieur du gourou extérieur. Mais le monde est vous, le monde est en vous, il n'est de gourou qu'intérieur... et il n'y a personne à enseigner.

Vous êtes le silence du monde, matière première, intelligence créatrice, impensable qui danse.
L'infini où tout naît, tout meurt.
Tout est vous.
Tout est infini.
Regardez.
Regardez."

Ananda Rudra Mahasagara 

https://www.facebook.com/SpiritualiteSauvage/?fref=ts

Merci Charles Coutarel

Posté par caruana charles à 11:02 - Commentaires [0] - Permalien [#]

31 janvier 2017

Eric Baret...

téléchargement (1)

Dès l'instant où vous demandez la moindre chose, il y a amertume, déception, regrets, hésitation, agitation, conflit.

Cela se transpose à tous les niveaux ; tant que j'attends la moindre chose, je vais être déçu. Tant que j'exige, que je demande, j'aurai problème, conflit, je vais vouloir, je vais être constamment vaincu.

Jusqu'au moment où je me rends compte que c'est le contraire, que c'est moi qui dois donner...
Éric Baret

Merci Roxane Chapdelaine 

Posté par caruana charles à 09:46 - Commentaires [0] - Permalien [#]

Jeff Foster...

téléchargement

LA JOIE DE LA TRISTESSE

Ta tristesse ne te dit pas : "S'il te plaît, répare-moi, guéris-moi ou libère-moi". Elle ne dit pas : "S'il te plaît, débarrasse-toi de moi, ne me sens plus, prétends que je ne suis pas ici". Elle ne dit certainement pas : "S'il te plaît, éveille-toi pour que je puisse mourir ".
La tristesse ne vient pas pour te punir ou pour te révéler quel "raté spirituel '' tu es. 
La tristesse n'est pas signe que tu es sous-développé ou bien loin de la guérison, de l'éveil, de l'illumination, même de la paix. 
La présence de la tristesse n'indique pas que tu as fait quelque chose de mal.
La tristesse murmure seulement : "Puis-je entrer? Je suis fatiguée, j'ai grand besoin de me reposer".
Et tu réponds : "Mais tristesse, je ne sais pas comment de faire entrer !"
Et la tristesse répond : "Tout va bien. Tu n'as pas besoin de savoir. Je suis déjà là."

Et alors nous nous inclinons devant la tristesse, 
nous reconnaissons comment elle a déjà été autorisée à entrer, comme il y a suffisamment de place en nous pour la tristesse, 
que nous ne sommes pas 'celui qui est triste', celui contenu dans la tristesse, mais l'espace pour la tristesse, sa demeure, son salut, son étreinte aimante; pas en tant que but, mais en tant que notre nature - conscience elle-même, déjà libre.

Ne cherche pas à te guérir de la tristesse; laisse la tristesse te guérir. Laisse-la te montrer le chemin, si tu l'as oublié. 
Laisse-la te révéler les mystères de l'amour. 
Laisse-la te faire te souvenir de ton coeur vaste, 
de ton refus à te dissocier d'aucune part que ce soit de ton ancien moi, ce plus grand Bonheur dans lequel tu dansais dans ta jeunesse.

Ta douleur, ton chagrin, tes doutes, tes aspirations,
tes pensées craintives : ce ne sont pas des fautes,
et ils ne demandent pas à être 'guéris'. Ils demandent à être tenus.
Ici, maintenant, légèrement, dans les bras aimants et salvateurs de la conscience présente...

JEFF

Merci Milko Angelo Mestdagh

Posté par caruana charles à 09:27 - Commentaires [0] - Permalien [#]

17 janvier 2017

Kalou Rinpoché

2017-01-17_150949

Vous vivez dans l'illusion et l'apparence des choses. 
Il y a une réalité mais vous ne la reconnaissez pas. 
Quand vous la réalisez, vous voyez que vous n'êtes rien. 
Et n'étant rien, vous êtes tout. 
Voilà.

Kalou Rinpoché

Merci Milko Angelo Mestdagh

Posté par caruana charles à 15:15 - Commentaires [0] - Permalien [#]


14 janvier 2017

Jean Klein...

klein11

Il est important de vivre cette non direction, ce non savoir, cette attente sans attente de quoique ce soit.
Cela agit sur nos cellules, sur notre corps psychosomatique, leur apportant expansion et harmonie.
Seul subsiste votre attention sans direction.
Vivre dans l’absence absolue de vous-même.
C’est le seuil.
Vous êtes dans une ouverture complète, ouvert à rien de particulier, libre de toutes idées, libre de tout espoir.
Et quand vous êtes complètement transparent, ouvert à l’ouverture, vous êtes pris par la Vérité, par la Grâce.
C’est certain. 
Jean Klein

  1. Merci Jean-Louis Accarias

Posté par caruana charles à 14:37 - Commentaires [0] - Permalien [#]

05 janvier 2017

Jacqueline Kelen

2015-05-27_142603

"Dans la vie de tous les jours, on reconnaît un être bon à ce qu'il aime l'incognito , à son goût de la discrétion, voire de l'effacement.

Il ne déroule jamais son curriculum vitae, ses diplômes ni ses prouesses. 
Il a à peine de biographie et de désintéressement de l'événementiel.

Mais il veille sur la neige, le vent, les taupinières, le duvet des peupliers, les étoiles, les enfants, le silence, bref sur tout ce qui est vivant."

Jacqueline Kelen

Merci "L'esprit de solitude" Facebook

Posté par caruana charles à 10:24 - Commentaires [0] - Permalien [#]

02 janvier 2017

Commencez-le, maintenant... Goethe...

 2016-12-30_104616

"Horizon d'enfants" Clémence Caruana

Jusqu'à ce qu'un être se soit engagé, il y a de l'hésitation, la possibilité de se retirer, toujours de l'inefficacité concernant tous les actes d'initiation et de création.

Il y a une vérité élémentaire dont l'ignorance tue les idées innombrables et les plans splendides: Au moment où un être s'engage définitivement la Providence bouge aussi.

Toutes sortes de choses arrivent pour aider qui, autrement, jamais ne se seraient produites. Tout un courant d'événements issu de cette décision s’élève en sa faveur sous la forme d'incidents fortuits, de rencontres, d'assistance suprasensible qu'aucun Homme n'aurait pu rêver de trouver sur sa route.

Quoi que vous puissiez faire ou rêver, commencez-le.
L'audace contient du génie, de la puissance, de la magie.
Commencez-le, maintenant.

Goethe

Merci Nathalie Coulon

Posté par caruana charles à 14:30 - - Commentaires [0] - Permalien [#]

29 décembre 2016

Nouvel an, nouvelle vie... Christian Bobin

 2016-12-18_120121 

"C'est quoi, réussir sa vie, sinon cela, cet entêtement d'une enfance, cette fidélité simple : ne jamais aller plus loin que ce qui vous enchante à ce jour, à cette heure. "

Christian Bobin, "La Part manquante".

Merci Jean-Pierre Mallard

Posté par caruana charles à 09:36 - - Commentaires [0] - Permalien [#]

17 novembre 2016

Philippe Jaccottet...

"C'est le Tout-autre que l'on cherche à saisir. Comment expliquer qu'on le cherche et ne le trouve pas, mais qu'on le cherche encore? L'illimité est le souffle qui nous anime. L'obscur est un souffle; Dieu est un souffle. On ne peut s'en emparer. La poésie est la parole que ce souffle alimente et porte, d'où son pouvoir sur nous.
Toute l'activité poétique se voue à concilier, ou du moins à rapprocher, la limite et l'illimité, le clair et l'obscur, le souffle et la forme.

C'est pourquoi le poème nous ramène à notre centre, à notre souci central, à une question métaphysique. Le souffle pousse, monte, s'épanouit, disparaît ; il nous anime et nous échappe; nous essayons de le saisir sans l'étouffer. Nous inventons à cet effet un langage où se combinent la rigueur et le vague, où la mesure n'empêche pas le mouvement de se poursuivre, mais le montre, donc ne le laisse pas entièrement se perdre.
Il se peut que la beauté naisse quand la limite et l'illimité deviennent visibles en même temps, c'est-à-dire quand on voit des formes tout en devinant qu'elles ne disent pas tout, qu'elles ne sont pas réduites à elles-mêmes, qu'elles laissent à l'insaisissable sa part."

Philippe Jaccottet extrait de "La Semaison"

Merci Marga Braud

Posté par caruana charles à 16:10 - - Commentaires [0] - Permalien [#]