13 février 2018

Exposition Clémence Caruana...

 

Clémence a le plaisir d'exposer ses dernières créations à la Galerie La Mosaïque du 15 au 28 Février 2018. 

Ses peintures seront accompagnées des toiles de Josette Delmas et des sculptures de Thérèse Brandeau. 

Vous êtes cordialement invités au Vernissage ce vendredi 16 février à partir de 18h30 😁😊

Ouverture de la galerie:

Du mardi au vendredi de 15h30 à 18h30

Et le samedi de 9h30 à 12h30

Galerie La Mosaïque, Centre commercial Belbèze, Rue Paul Riello, 31240 SAINT-JEAN

 

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03 février 2018

Ch.Caruana

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"L'homme de toujours"

De commencement en commencement, sur la scène du monde,
Rideaux tirés, trois coups rituels frappés...
Une « expérience sans expérimentateur »,
Inscrite dans le tréfonds du cœur de l’homme, s’épanouit.
Fragilité assurée. Nudité exigée.
Présence.
*
Un fil d’or, tiré depuis un temps immémorial,
À travers les traditions religieuses, initiatiques
Et les « spiritualités sauvages »,
Tisse une étoffe unique !
Singularité naturelle.
*
Personnage anonyme dans la quotidienneté dorée.
Perlé de mystère. Serti d’humilité.
Sculpté par le bon vouloir de l’inspiration.
Il chemine.
*
Sans volonté particulière, à la surface du monde,
Le témoin traverse un désert….
Parfum d’humanité assumée.
Peau de chameau et feu dévorant.
*
Solitude appesantie. Dans la coupe de son cœur,
Une soif insatiable brûle inlassablement
Les scories de l’ignorance. Purification oblige.
Noble ambition d’être.
*
Animé par un amour exclusif,
Peu fréquentable par l’homme du commun,
Il se tient à l’écart.
Mais un vertige énigmatique se propage insidieusement.
*
Attraction souveraine.
Connivence entre la forme et le fond.
Seul le Regard s’affiche.
Une source fraîche sourd du caillou de la personnalité.
Le miel ambré de la pierre, enfin délivré…
*
Amours désordonnées à la Dionysos !
Oubli de Soi et retour au pays, à l’image d’Ulysse !
Enfantement étoilé,
Issu d’une pluie d’or à l’instar de Persée !
Voleur de feu à la Prométhée !
Tête vagabonde chantant l’Amour
Jusque dans les enfers à l’égal d’Orphée !
*
Rien que de la bienheureuse banalité.
Rien que de la démesure ordinaire.
Le vif-argent du fol amour !
*
La justesse du mot jette un pont
Entre deux rives incertaines.
L’opacité aimée s’offre en partage.
Le manteau d’étoiles s’effeuille.
L’aurore aux doigts de rose se lève.
*
Chaque crise existentielle
Délivre son baptême impromptu.
La ligne d’horizon,
Lasse de fuir le regard amoureux,
se donne enfin.
*
Feu sacrificiel, silence religieux,
Fumée d’encens, pétales de fleurs…
Ravissement discret d’un soleil immobile.
L’instant se fait murmure, psalmodie.
La flamme vacille dans l’immensité obscure
De l’instant présent.
*
Anciennement enchaînée à un rocher,
Une intelligence spontanée, est offerte !
Pour mieux goûter le silence,
Elle se fait parole de sagesse.
Elle se divertit en posant des mots d’amour
Sur chaque chose perçue, imaginée, aimée.
*
Curieuse, voyageuse, passante.
Délicieusement foudroyante.
Rusée assurément. Insaisissable, elle est.
Inventivité du premier matin,
Au service du maintenant.
*
L’homme, le deux fois né, se lève.
Fruit de la vastitude.
Héritier de la verticalité.
Il chemine bravement.
*
L’univers attendait depuis si longtemps de se miroiter
Dans le cœur d’une conscience éveillée.
L’incarné de service, offrande consentie,
Au contact de son nom secret, devient enfin… “HOMME !”.
*
Texte écrit pour le livre de Charles Coutarel “Éveil ou la Vie ne meurt pas” aux Editions Aluna.

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