28 mars 2015

Noé, le patriarche...

 Se regardant dans les yeux de Dieu !

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Juste un détournement poétique des propos de Jung, pour honorer le patriarche biblique Noé.
"Ce vieux sage est l'incarnation vivante en nous des images archétypiques. C'est l'homme vieux comme le monde qui, durant deux millions d'années, a vécu la vie humaine avec toutes ses souffrances et toutes ses joies, qui a emmagasiné en lui les images fondamentales de l'existence et qui, au nom de son expérience éternelle, délègue une image qui fait communier avec le fond humain toute situation individuelle, unique en apparence."

C G Jung. L'homme à la découverte de son âme, p.322

* 

Dans la tradition judéo-chrétienne

Le nom de Noé en hébreu, Noah, est formé des deux lettres Noun et Het. Inversées, ces deux lettres forment le mot 'Hen, grâce ; les deux mots figurent dans la Genèse8 : « Mais Noé (Noah, Noun Het) avait trouvé grâce (Hen, Het Noun) aux yeux de Yahvé ». Si Noé se regarde « dans les yeux » de YHWH, il y trouve « grâce », son nom inversé, comme dans un miroir.

http://fr.wikipedia.org/wiki/No%C3%A9_%28patriarche%29

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http://www.astrotheme.fr/transits_carte_du_ciel_et_ephemerides.php

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22 mars 2015

Nouvelle lune de Mars

« Oser la confiance ! » 

veronique souchier

 Cette nouvelle lune dans le signe des Poissons est festive : une éclipse, une grande marée et le Printemps ! L’équinoxe, c’est sortir de la grotte hivernale. 

Sentir l’élan de Vie et cheminer…

*

Vénus, exaltée dans les Poissons

Aphrodite (Vénus), née de la castration de son père Ouranos, symbolise l’amour inconditionnel, la joie sans fin. Elle est à l’origine de toute incarnation. C’est l’amour qui se donne, se perd, se cherche, se trouve, s’aime encore et toujours.

Au début, l’incarnation semble incohérente… puis cela se confirme, la vie est sans pourquoi.

L’intelligence analytique, pleine de bonne volonté, prend les choses en main. Elle nous protège de l’inconnu et concocte un carcan rationnel qui nous rassure, puis, avec le temps, une maturité inattendue pointe le bout de son nez, un parfum de sagesse apparaît à la surface du monde.

La conscience s’ouvre à la Vie.

Le sens du beau, du bien et du bon, s’affiche.

L’amour vénusien devient charisme et partage délicieux.

*

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Neptune et Jupiter en Poissons

Neptune c’est l’eau salée des mers et des océans, mais aussi la création foisonnante des formes du monde; un état de conscience enfantin, anonyme et collectif; un bonheur inconscient.

 *

Jupiter et Dionysos : c’est la vigne et le vin, le breuvage sacré qui ouvre spontanément la porte de l’Olympe. La conscience individualisée s’émancipe de ses limitations initiales.

Langage poétique.

Ivresse intime.

Jubilation.

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Mercure, en exil et chute dans les Poissons

C’est une intelligence déraisonnable, inclassable, floue, voire maladive et dans le même temps, mathématiciens et poètes, l’utilisent magnifiquement. A chacun de choisir son camp…

*

La mythologie grecque illustre bien cette intelligence surprenante, elle met en scène une « folie rituelle », que les héros connaissent bien. Mandatée par Héra, la compagne de Jupiter, cette démence apparente est une initiation.

Hercule, pour l’anecdote, durant cette fureur, tue sa femme Mégara (la grotte) et ses huit enfants (8 le nombre de la vie nouvelle, de la résurrection)…Comme d'habitude les poètes jouent sur la dramaturgie pour impressionner les postulants à l'initiation, alors qu'il s'agit d'une expérience intérieure. 

Sortir de la grotte et oser vivre sous le soleil.

Laisser la vie s’inventer selon le bon vouloir de la grâce.

*

La folie de Dionysos consiste à parcourir le monde pour installer son culte. Cette bougeotte, incroyable, épuisante, permet au héros d’actualiser son potentiel. La Conscience prend conscience d'elle-même.

Prisonnier de pirates, il fait pousser la vigne et le lierre partout sur le bateau; les rames deviennent des serpents et lui, un lion ! Les pirates sautent à l’eau et deviennent des dauphins.

Contagion spirituelle.

Amour.

*

Oser la liberté, car le printemps est avant tout

Un lever de conscience.

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Première photo de Véronique Souchier 

http://fleursdeverobis.canalblog.com/archives/2013/07/24/27704491.html

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06 mars 2015

Pleine lune de Mars

« La gardienne du feu... »

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La Lune en Vierge, miroite le Soleil et Neptune

dans le signe des Poissons.

La traversée du miroir est assumée.

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Transparence, rêverie, illusion, délire et états mystiques, s’étiolent.

Arrêt de la démesure.

Retour à la case départ.

L’arbre de Vie s'enracine à nouveau dans la noble terre.

Présence.

*

Vierge sage et vierge folle se retrouvent.

Epi de blé et coupe de vin se rejoignent.

Célébration, agape et repas rituel…

Présence.

*

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Les poètes de la mythologie grecque nous proposent une histoire, en lien avec le signe de la Vierge : celle de la rencontre d’Hestia et de Priape.

Hestia, la gardienne du feu, c’est la soif de sens, la vigilance, la conscience qui veille.

Elle est en chacun de nous.

Elle est le feu qu’elle garde, le feu qu’elle regarde.

Quête de pureté, d’humilité et d’adoration de la lumière divine.

*

Priape, fils d’Aphrodite et de Dionysos, abandonné par sa mère parce que trop laid, tordu et grotesque. Dieu de la fertilité et des jardins, il est doté d’un phallus énorme, symbole de la jouissance sans fin ou d’une sexualité flamboyante.

A chaque fois qu’il tente de violer une nymphe, il y a un âne qui brait !

La nymphe Lotis, protégée par les dieux, sauvée par le braiment d’un âne, fuyant son agresseur, est transformée en fleur de lotus.

Superbe accomplissement !

*

Hestia, symbole de la pureté, dort à l’ombre d’un platane.

Priape, symbole de la laideur et de la sexualité lumineuse, épouse violemment tout ce qu’il rencontre.

Les extrêmes s’attirent.

Au contact de Priape, elle devient cette « vierge folle » qui danse frénétiquement sur la montagne, cette ménade en transe qui s’unit à son bien-aimé.

Et ce qui devait arriver arriva…. L’âne se mit à braire...

Elle s’offre au désordre des apparences sans se perdre car elle est Présence.

Bien sûr, les poètes courtois, nous disent qu’Hestia se réveille brusquement et qu’elle a le temps de fuir….. 

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Hestia demeure depuis le premier jour,

dans la joie éternelle du feu divin.

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http://www.lexpress.fr/styles/beaute/le-lotus-fleur-aux-multiples-vertus_1494671.html

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03 mars 2015

Rilke par Terzief

"Pour écrire un seul vers"

dit par Laurent Terzieff chez Bernard Pivot,

en présence de Jacques Lacarrière.

Pour écrire un seul vers, il faut avoir vu beaucoup de villes, d'hommes et de choses, il faut connaitre les animaux, il faut sentir comment volent les oiseaux et savoir quel mouvement font les petites fleurs en s'ouvrant le matin.

Il faut pouvoir repenser à des chemins dans des régions inconnues, à des rencontres inattendues, à des départs que l’on voyait longtemps approcher, à des jours d’enfance dont le mystère ne s’est pas encore éclairci, à ses parents qu’il fallait qu’on froissât lorsqu’ils vous apportaient une joie et qu’on ne la comprenait pas (c’était une joie faite pour un autre), à des maladies d’enfance qui commençaient si singulièrement, par tant de profondes et graves transformations, à des jours passés dans des chambres calmes et contenues, à des matins au bord de la mer, à la mer elle-même, à des mers, à des nuits de voyage qui frémissaient très haut et volaient avec toutes les étoiles – et il ne suffit même pas de savoir penser à tout cela.

Il faut avoir des souvenirs de beaucoup de nuits d’amour, dont aucune ne ressemblait à l’autre, de cris de femmes hurlant en mal d’enfant, et de légères, de blanches, de dormantes accouchées qui se refermaient. Il faut encore avoir été auprès de mourants, être resté assis auprès de morts, dans la chambre, avec la fenêtre ouverte et les bruits qui venaient par à-coups. Et il ne suffit même pas d’avoir des souvenirs.

Il faut savoir les oublier quand ils sont nombreux, et il faut avoir la grande patience d’attendre qu’ils reviennent. Car les souvenirs ne sont pas encore cela. Ce n’est que lorsqu’ils deviennent en nous sang, regard, geste, lorsqu’ils n’ont plus de nom et ne se distinguent plus de nous, ce n’est qu’alors qu’il peut arriver qu’en une heure très rare, du milieu d’eux, se lève le premier mot d’un vers.
***
Rainer Maria Rilke (1875-1926) – Les Cahiers de Malte Laurids Brigge (1910)

 

Publié le  par Papalagui

PIVOT TERZIEFF RECITE RILKE par POLLY44

http://papalagi.blog.lemonde.fr/2012/03/06/pour-ecrire-un-seul-vers-rilke-par-terzieff/

 

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